halloween et autres
Halloween, Nations Unies, fête de la bière, tous les prétextes sont bons ici, pour nous, pour sortir et rencontrer d’autres étranges étrangers. Il faut dire que l’hiver arrive tout doucement et que les occasions sont rares à TEDA.
Fête des lanternes
De retour en Chine … Ce soir c’était la Fête des Lanternes, important événement qui clôture les festivités du nouvel an chinois. Les traditions, mélange de bouddhisme et croyances locales, sont gardées sans aucun but touristique. Des divinités sont présentées pour les habitants dans des baldaquins extraordinaires, on y allume des lanternes rondes, faites de fin papier rouge, jadis de soie, suspendues aux enseignes des magasins.
A l’origine, la fête était dédiée aux astres et aux étoiles et se déroulait jusqu’au lever du jour suivant. ”Une cérémonie d’offrandes à l’unité suprême” s’y déroulait, les offrandes étant faites à l’univers, considéré comme l’unité suprême dans la cosmologie chinoise.
Au 1° siècle, l’emprereur Ming des Han, qui contribua à la diffusion du bouddhisme en Chine, fit allumer des lanternes dans les temples pour honorer le Bouddha. Jadis, le spectacle des lanternes illuminées la nuit était l’occasion de promenades familiales ou sociales : chacun portant sa lanterne admirait les illuminations, tachant également de jouer aux devinettes de ce qui est écrit sur les lanternes; c’était de plus une soirée privilégiée pour les jeunes, qui n’étaient jadis autorisés à sortir que deux soirs par an, le jour de la fête des lanternes, et le jour de la fête des pures clartés.
Les légendes relatant l’origine de la fête font aussi état de la colère d’un dieu menaçant d’incendier la capitale le 15e jour du premier mois lunaire. Une
personne astucieuse aurait alors eu l’idée de faire sortir tous les habitants dans la rue ce soir-là avec des lanternes rouges, et d’en accrocher à toutes les portes, afin que le dieu, croyant la ville déjà en proie aux flammes, se retire. Dans la version la plus populaire, la menace divine est un canular monté par un conseiller impérial au grand cœur afin de permettre à une jeune servante du palais de sortir et de revoir sa famille pour un soir. Une autre histoire raconte que sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220), le bouddhisme s’est répandu largement en Chine. Après avoir appris que les moines avaient coutume le 15 du 1er mois lunaire de regarder les reliques du bouddha et d’allumer des lampes pour honorer les dieux, l’empereur a ordonné d’allumer aussi ce jour au soir des lanternes dans le palais impérial et les temples pour les honorer à son tour. Depuis lors, ce rite bouddhique est devenu progressivement une grandiose fête populaire en Chine.
On a donc été voir ça au plus près, dans un village dont je ne sais vous dire le nom et que je n’ai vu que de nuit. En y allant, des deux côté de la route, la ligne d’horizon était ‘tachée’ de dizaines de feux d’artifices au loin. Chaque quartier, chaque
famille, hôtel, restaurant, peut tirer son peu d’artifices et ses pétards assourdissants – un bruit permanent, infernal, sur la ville, toute la nuit.
Dans le village, présentation de divinités que l’on ne montre qu’à cette occasion, feux d’artifices et percussions pour éloigner les démons, danses sur échasses symbolisant des luttes et racontant une histoire liée à la fête.
La nuit, sous la neige et le vent, par -2°C, nous étions devenus, surtout nos deux petites, des attractions à notre tour. Elle commençaient à se demander pourquoi tout le monde les regarde comme ça, en créant des attroupements !
