Les tombes des Empereurs Qing – Est de Pékin
Sur les chemins qui mènent à la Grande Muraille de Tianjin, pas loin, les tombeaux de la dernière dynastie d’empereurs. Sur la flanc de la colline, dans un espace immense, une dizaine de tombeaux, dentelle de pierre, brique et céramique. Pas grand monde dans les parages – ça fait déjà trois fois que j’y vais – les visiteurs sont rares. Cela fait du site un havre de paix, où on peut se reposer à l’ombre des cyprès. Quelques rares marchands de souvenirs, petits objets anciens.
Chaque tombeau est en lui même un ensemble architectural entouré de murs, avec plusieurs cours à traverser, qui reflète la personnalité de son occupant. Celui-ci, de son vivant, s’est chargé de le construire dans une variation de style propre, en respectant l’unité architecturale de l’ensemble.
Au plus loin, au plus profond de ces tombeaux sous un tumulus, gît une impératrice, un empereur. Cixi, la mère du dernier empereur. Une autre cour contient les tombes de 36 courtisanes.
Pour rejoindre chaque tombeau, une voie royale de quelques kilomètres bordée de statues d’éléphants, tortues et autres animaux. La voie est interrompue par des portes symboliques, elle continue sur des ponts en pierre blanche au dessus de bassins maintenant parfois à sec. Quelques locaux avec des mobylettes carrossées à 3 roues vous proposeront de vous amener au travers du site – si vous pouvez en supporter les cahots. A pied, c’est une belle promenade, même si vous n’aurez pas le temps ni le courage de visiter tous les tombeaux.
Un havre de paix et une magie de blancs et d’ocres, une de mes visites préférées.
Train
Non, ce n’est pas une photo d’un film de SF, c’est une photo prise dans le train Tianjin-Beijing. Un homme tranquillement assis devant son tableau de bord, nous mène à plus de 300 km/h.
Dans le train, même si ce n’est que pour une heure de trajet, des bouteilles d’eau sont mises à disposition des passagers, des hôtesses habillées en uniforme vendent des maquettes du train rapide chinois. Les sièges sont tous orientables dans la direction d’avancée du train,
La gare de Pékin où arrive notre train (celle du sud), est immense et bien organisée pour traiter les flux de passagers. Vérification aux rayons X des sacs (comme dans toutes les stations de métro, d’ailleurs). Le hall d’attente pour le départ est séparé de la sortie des voyageurs descendant du train, niveau -1. L’accès au quai du train n’est ouvert que 20 minutes avant le départ et la voie est indiquée sur le billet dès l’achat. La gare est connectée par une nouvelle ligne de métro au centre ville.
Les billets peuvent être achetés à des distributeurs, très facilement, ayant menu en chinois et anglais.
Tout ça, tenez vous bien, pour 80 Yuans en première classe, à peu près 8 Euros. Tous les spécialistes qui disent que les dotations du CRH chinois sont sommaires, je les engage à le prendre souvent …
Jardins
Puisque la nature est importante pour moi, une nouvelle page sur des photos de jardins…
une place de choix
Les marques se battent pour être en Chine, surtout celles de luxe. Vous imaginez si vous étiez devant un marché de 1,3 milliards de potentiels consommateurs ?
Je n’en croyais pas mes yeux en voyant les magasins Channel, Gucci, Hermes et plein d’autres que j’imaginais pas avant… Elles comptent sur la croissance de la consommation sur le segment des clients haut de gamme et y ont apporté en Chine tous les services liés. Et je ne parle pas que de Hong Kong… En étant ici, ça fait partie du paysage en quelque sorte.
Pour les chinois riches, plus besoin d’aller à Paris pour revenir avec les produits de luxe qui font sensation.
- des centaines de “malls”, impressionants d’espace, d’innovation visuelle et publicitaire. On a des choses à apprendre …
Le sujet n’est pas tellement culturel, mais ces aspects sont omniprésents ici, le shopping fait partie de la culture …
nous avons même un fromager !
Je vais faire dans les nouvelles très ‘frenchies’, cette fois ci. Puisque nous aimons voire adorons les fromages français, heureux de vous annoncer que nous avons trouvé à Pékin notre fromager, Liu Yang. J’ai hâte de goûter le petit gris de Pékin…
Avec une production artisanale d’environ 200 fromages par mois, il a bien sûr ses clients inconditionnels, français, mai veut séduire aussi les chinois. Difficile car les chinois sont adeptes du tofu, fromage de soja, beaucoup moins cher. Les fromages qui peuvent leur plaire ont sont ceux au goût assez doux… Pour l’anecdote, dans le même registre, les blogs d’expatriés sont une mine d’infos pour savoir où on peut trouver des yaourts natures non sucrés, voire comment les faire soi-même. Nous sommes nous mêmes maintenant les heureux propriétaires d’une yaourtière qui chauffe et fume tous les j
ours
J’ai hâte de goûter l’alternative aux fromages d’importation et de supermarché.
http://www.lefromagerdepekin.com/kitchen_fa.html
no smoking
Je m’amuse désormais à essayer de lire les panneaux et instructions autour de moi, manière de pratiquer un peu mon maigre chinois. Il y a partout, interdictions, directions, informations, d’actualité ou pas, respectées ou pas, qui ont un autre sens en anglais qu’en chinois, etc…
En tout cas, deux fois de suite, dans les restaurants chinois où nous avons mangé, c’était interdit de fumer, mais pas de panneau. Il a du se passer quelque chose …
Une tempête de soleil
Un autre week-end à Pékin, pour notre pur bonheur. Cocktail de restaurants occidentaux, pour ne pas trop faire râler les filles, promenade dans les rues bondées de terrasses et d’écrans géants pour le mondial, musique française, visite du surprenant temple du ciel.
Ici il fait très chaud et les chinois se protègent de la tempête de soleil avec des parapluies. C’est aussi un défilé de chapeaux. D’appareils photos qui guettent nos filles (May I have a picture with her, or with her ? ).
Un peu partout, devant les restaurants, dans les parcs, à la résidence, on voit tous les jours les travailleurs recevoir leurs ‘instructions’ en garde à vous. Parfois faire aussi de gymnastique de santé, tous ensemble, pour mieux travailler ?
Les portes sud du temple du soleil, vers les cercles concentriques…
Cordon de sécurité pour la visite d’un VIP. Se disent-ils quelques chose ?
Cuandixia – ancien village dans la montagne
Après des mois de ville à l’horizon, voici notre premier périple à la campagne, dans les montagnes, à 90 km de Pékin, pour flaner à Cuandixia, un village de plus de 500 ans, où ont été préservées 70 des 600 maisons à cour rectangulaire, typiques du nord de la Chine. Une destination de week-end pour les Pékinois, qui viennent à la journée ou qui dorment chez l’habitant dans l’une des 70 maisons. Ce que nous avons fait aussi…
Entrée d’une des maisons, avec à droite, le poêle pour cuisiner.
Les maisons sont ouvertes vers l’intérieur, avec, en général, quatre bâtiments (ou plutôt chambres) disposés autour d’une cour rectangulaire à ciel ouvert où se passe la vie quotidienne, et fermées vis-à-vis du monde extérieur. La disposition des maisons est identique sur l’axe nord-sud mais leur taille et forme varient avec le relief, ce qui fait le charme du village. La chambre du nord, la plus importante, est habitée par les seniors de la famille, alors que celle du sud sert de pièce de vie ou d’étude. Les chambres latérales sont habitées par les enfants.
Les maisons de Cuandixia sont rustiques et simples mais ont des décorations fantastiques pour qui sait les découvrir, sous la poussière le plus souvent. Motifs floraux sculptés dans la pierre ou le bois, calligraphie et peintures.
Tout autour, dans les montagnes, des cultures en terrasse, aujourd’hui peu préservées. Le maïs était séché autour et entre les maisons …
Le village vu du temple bouddhiste juste au dessus…
Et vue de la montagne d’en face. Le village est assis dans un environnement favorable, à l’endroit que l’on dit jugé favorable du point de vue géomantique, des énergies, par son fondateur et patriarche Taoiste, Laozi. Encastré dans les montagnes, de par sa forme arrondie et ses axes de symétrie, c’est un exemple d’coexistence harmonieuse de l’occupation humaine et la nature.
Chez l’habitant, derrière cette histoire fantastique c’est très … exotique. Notre maison, notre chambre et notre petit déjeuner ! La chambre du nord :
Notre chambre :
Miam, pain de farine de riz étouffe chrétien avec omelette, chou frais avec une sorte de mayonnaise, soupe de riz à l’eau aux haricots rouges. Heureux avec nos sachets de café soluble et cakes du supermarché
magnolia
Magnifique cette venue du printemps, petit à petit, se laissant désirer. Nous avons pu profiter de la fraîcheur dans les “hutongs”, à Pékin. Les hutong, ou ruelles, du mongol ‘hot’=point d’eau, sont les anciens quartiers de Pékin, encore très étendus, malgré la destruction massive pour moderniser la ville. Ils sont devenus assez touristiques mais quel plaisir de marcher ou faire du vélo, dans les ruelles tranquilles…
Les tours du tambour et de la cloche
Toute ville a ces deux tours, où les rituels servent à égrener le temps, par les roulements de tambour ou des sons de cloche. La journée chinoise était divisée en 12 intervalles de 2h, chacune représentée par un des 12 animaux de l’astrologie chinoise. L’heure de naissance est aussi importante que le signe de l’année, surtout pour planifier les activités à court terme.
Pour sonner la cloche, il faut taper dedans !







