incroyable
Depuis 2 mois, nous avons désormais près de chez nous un super aquarium! On était un peu méfiants en y allant, habitués aux activités de ‘province’. Ocean World de Tanggu nous a ravi avec ses bassins où on voit manchots, ours polaires, tunnel d’eau, spectacle de dressage de dauphins et phoques.
Après l’ouverture l’année dernière du Décathlon, cette année d’un nouveau mall digne de ce nom, on voit mieux se dessiner ce que va être la ville dans 10 ans, comme prévu dans les impressionnants plans de développement.
On attend que bientôt arrive jusqu’à chez nous le train à grande vitesse nous reliant en 3/4h à Beijing, la construction de la Sino-Singapour EcoCity où toutes les constructions utilisent les énergies renouvelables, etc…
Train
Non, ce n’est pas une photo d’un film de SF, c’est une photo prise dans le train Tianjin-Beijing. Un homme tranquillement assis devant son tableau de bord, nous mène à plus de 300 km/h.
Dans le train, même si ce n’est que pour une heure de trajet, des bouteilles d’eau sont mises à disposition des passagers, des hôtesses habillées en uniforme vendent des maquettes du train rapide chinois. Les sièges sont tous orientables dans la direction d’avancée du train,
La gare de Pékin où arrive notre train (celle du sud), est immense et bien organisée pour traiter les flux de passagers. Vérification aux rayons X des sacs (comme dans toutes les stations de métro, d’ailleurs). Le hall d’attente pour le départ est séparé de la sortie des voyageurs descendant du train, niveau -1. L’accès au quai du train n’est ouvert que 20 minutes avant le départ et la voie est indiquée sur le billet dès l’achat. La gare est connectée par une nouvelle ligne de métro au centre ville.
Les billets peuvent être achetés à des distributeurs, très facilement, ayant menu en chinois et anglais.
Tout ça, tenez vous bien, pour 80 Yuans en première classe, à peu près 8 Euros. Tous les spécialistes qui disent que les dotations du CRH chinois sont sommaires, je les engage à le prendre souvent …
Jardins
Puisque la nature est importante pour moi, une nouvelle page sur des photos de jardins…
le chinois pour tous
Je me rends compte que je n’ai pas beaucoup parlé de la partie qui nous semble à tous, étrangers, la plus difficile, l’apprentissage de la langue chinoise. Diamétralement opposée à tout ce que nous européens pouvons avoir comme référence.
Il n’y a pas une langue, mais 7 familles de dialectes, qui ont des points communs mais entre lesquels il y a plus de différences qu’entre l’anglais et l’allemand. Elles utilisent toutes la même écriture, unifiée depuis plus de 2000 ans, et qui s’écrit en caractères simplifiés depuis 1956. Tous, à l’école, apprennent le mandarin. Ainsi, les gens de Shanghai peuvent ne pas être compris par ceux de Pékin, mais peuvent toujours parler en mandarin ou écrire quelques caractères sur un bout de papier pour s’expliquer.
Le plus difficile pour un étranger reste l’apprentissage des 3000 à 5000 caractères du chinois courant, sans lesquels on ne pas même pas deviner la prononciation, comme on peut le faire lorsque il y a un alphabet. Pour quelqu’un de non initié qui arrive en Chine, pas moyen de lire une enseigne de magasin pour savoir ce qu’on y vend. On commence maintenant à trouver des transcriptions phonétiques (PinYin) sur les panneaux de circulation, noms des rues, etc. Mais, si vous voulez un GPS , il faut que le fond de carte et la recherche des adresses soit en PinYin, sinon il ne sera d’aucune aide, comme les milliers de modèles que l’on trouve ici à pas cher.
La grammaire du chinois est assez simple, pas de subjonctif compliqué, pas de conjugaison ni au futur ni au passé (mais la phrase vous permet de déduire de quel temps il s’agit). Il y a un peu de difficulté peut-être à appréhender les tons ou le changement de tonalité, qui dans la prononciation d’une ou plusieurs syllabes d’un mot entraîne un changement de sens de ce mot. Mais le contexte aide là aussi.
Mais bon, à part cette barrière à passer, si on s’y met, c’est comme tout, on finit par apprendre quelques mots, puis se débrouiller. Il suffit d’être obligé, comme les enfants … Je recommande avec chaleur, à tous ceux qui sont curieux, qui ont du temps, ou qui veulent peut-être un jour visiter la Chine, d’investir un peu d’effort ou, comme un jeu, de s’y mettre.
Vous trouverez plein de livres, méthodes, podcasts mais je recommande avec chaleur l’ouvrage d’une amie passionnée par la langue chinoise .
Après tout, l’avenir est ici et il vaut mieux s’y préparer, pour saisir des éventuelles opportunités ou ‘provoquer’ sa chance. Et le chinois, c’est comme l’anglais, ça sera toujours utile. Dommage que je m’en soit aperçue un peu tard… Je me rattrape comme je peux.
Restaurants
Ici, les heures de repas sont fixes et on y mange tôt, à 11h30 puis à 18h30. Pas question d’aller au restaurant vers 20 heures, vous n’en trouverez pas beaucoup qui veulent encore vous servir. A part les restaurants pour étrangers, style bistro. Sinon, il a des restaurants pour tous les goûts et toutes les poches. Les chinois adorent manger. Je reconnais que pour nous aussi : c’est un plaisir de goûter tous ces plats nouveaux et ces milliers de goûts différents.
Mais avant d’en arriver là, il y a plusieurs conditions. Tout d’abord, un menu un anglais ou au moins avec des photos – même si maintenant je peux lire si c’est du poulet ou de l’eau, je peux demander de l’eau ou du thé, etc… Il y a aussi la variante avec les plats préparés présentés en vitrine à l’entrée ou des aquariums à poissons, crevettes, et autres bêtes qui nagent en attendant d’être choisis par les clients.
Aujourd’hui, (que ne fait pas le marketing!), j’ai découvert une autre manière appétissante et non périssable, d’attirer les clients : reproductions des plats, en vitrine, voir photos. Mine de rien, ça nous a donnée l’envie de manger dans le respectif restaurant. Sauf qu’il n’y avait plus de … place.
Que dites vous de ces sculptures en résine ?
une place de choix
Les marques se battent pour être en Chine, surtout celles de luxe. Vous imaginez si vous étiez devant un marché de 1,3 milliards de potentiels consommateurs ?
Je n’en croyais pas mes yeux en voyant les magasins Channel, Gucci, Hermes et plein d’autres que j’imaginais pas avant… Elles comptent sur la croissance de la consommation sur le segment des clients haut de gamme et y ont apporté en Chine tous les services liés. Et je ne parle pas que de Hong Kong… En étant ici, ça fait partie du paysage en quelque sorte.
Pour les chinois riches, plus besoin d’aller à Paris pour revenir avec les produits de luxe qui font sensation.
- des centaines de “malls”, impressionants d’espace, d’innovation visuelle et publicitaire. On a des choses à apprendre …
Le sujet n’est pas tellement culturel, mais ces aspects sont omniprésents ici, le shopping fait partie de la culture …
nous avons même un fromager !
Je vais faire dans les nouvelles très ‘frenchies’, cette fois ci. Puisque nous aimons voire adorons les fromages français, heureux de vous annoncer que nous avons trouvé à Pékin notre fromager, Liu Yang. J’ai hâte de goûter le petit gris de Pékin…
Avec une production artisanale d’environ 200 fromages par mois, il a bien sûr ses clients inconditionnels, français, mai veut séduire aussi les chinois. Difficile car les chinois sont adeptes du tofu, fromage de soja, beaucoup moins cher. Les fromages qui peuvent leur plaire ont sont ceux au goût assez doux… Pour l’anecdote, dans le même registre, les blogs d’expatriés sont une mine d’infos pour savoir où on peut trouver des yaourts natures non sucrés, voire comment les faire soi-même. Nous sommes nous mêmes maintenant les heureux propriétaires d’une yaourtière qui chauffe et fume tous les j
ours
J’ai hâte de goûter l’alternative aux fromages d’importation et de supermarché.
http://www.lefromagerdepekin.com/kitchen_fa.html
no smoking
Je m’amuse désormais à essayer de lire les panneaux et instructions autour de moi, manière de pratiquer un peu mon maigre chinois. Il y a partout, interdictions, directions, informations, d’actualité ou pas, respectées ou pas, qui ont un autre sens en anglais qu’en chinois, etc…
En tout cas, deux fois de suite, dans les restaurants chinois où nous avons mangé, c’était interdit de fumer, mais pas de panneau. Il a du se passer quelque chose …
je hais le bruit des criquets
Ah j’avais oublié, je suis agacée plutôt qu’étonnée par le bruit assourdissant des criquets. Corps long de 2-3 cm, dans les arbres, le criquet stridule. Le bruit est produit par le frottement des pattes postérieures sur les ailes. Je ne sais pas combien sont-ils dans le parc qu’entoure l’immeuble, mais le bruit, venant par vagues, est absolument insupportable. Entre le bruit de la fuite de système d’arrosage et crépitement des lignes électriques ?
On en a vu et entendu un de près, dans l’arbre d’une terrasse à Pékin. Aaah, mes oreilles.
Pour en avoir lu un peu sur le web, les criquets sont un fléau en Afrique. Le désastre est d’autant plus important qu’un criquet pèlerin (NB : ça ne doit pas être celui d’ici) peut avaler son propre poids de nourriture par jour ce qui représente cent tonnes de végétaux pour un essaim de cinquante millions d’individus (source http://acoeuretacris.centerblog.net/6582969-animaux-insectes-le-criquet-)
magnolia
Magnifique cette venue du printemps, petit à petit, se laissant désirer. Nous avons pu profiter de la fraîcheur dans les “hutongs”, à Pékin. Les hutong, ou ruelles, du mongol ‘hot’=point d’eau, sont les anciens quartiers de Pékin, encore très étendus, malgré la destruction massive pour moderniser la ville. Ils sont devenus assez touristiques mais quel plaisir de marcher ou faire du vélo, dans les ruelles tranquilles…








