travailleurs
Il y a qui travaillent, pendant que les autres visitent. Les voyez-vous ?En attendant le ferry sur le Bund – Shanghai
retour en Chine
ça y est, de retour en Chine, après les courts mois d’été, la saga continue. Malgré le dépaysement, nous sommes contents d’être de retour, de continuer nos découvertes.
Ce qui m’a étonné en ces quelques jours :
je n’ai pas oublié les quelques mots de chinois appris, même si ma prof me dira que je n’étais pas très assidue pour mes devoirs de vacances;
la chaleur qui vous colle à la peau, comme si on vivait dans un fourneau, jour et nuit;
les nénuphars qui couvrent le lac du parc de Behai, à Pékin, nu en octobre dernier; je vous laisse imaginer comment c’est de naviguer, sans moteur, dans ces méandres…
Une tempête de soleil
Un autre week-end à Pékin, pour notre pur bonheur. Cocktail de restaurants occidentaux, pour ne pas trop faire râler les filles, promenade dans les rues bondées de terrasses et d’écrans géants pour le mondial, musique française, visite du surprenant temple du ciel.
Ici il fait très chaud et les chinois se protègent de la tempête de soleil avec des parapluies. C’est aussi un défilé de chapeaux. D’appareils photos qui guettent nos filles (May I have a picture with her, or with her ? ).
Un peu partout, devant les restaurants, dans les parcs, à la résidence, on voit tous les jours les travailleurs recevoir leurs ‘instructions’ en garde à vous. Parfois faire aussi de gymnastique de santé, tous ensemble, pour mieux travailler ?
Les portes sud du temple du soleil, vers les cercles concentriques…
Cordon de sécurité pour la visite d’un VIP. Se disent-ils quelques chose ?
Du kung-fu de Shaolin à l’Expo
Depuis l’ouverture de l’Expo, on peut admirer chaque jour une démonstration du kung-fu de Shaolin … J’ai hâte de voir ça en tant que débutant dillétante en kung fu.
Grande Muraille
On en avait entendu parler et vu des centaines de photos. Y monter efface toutes les images connues, c’est vraiment impressionnant, massif et léger à la fois rapporté aux montagnes sur lesquelles elle est bâtie. 5000 km d’ouvrage titanesque qui n’a même pas arrêté les envahisseurs.
La muraille est accessible par plusieurs points d’entrée, aménagés et payants. Ceux qui ne le sont pas sont interdits au public. On peut faire des randonnées de 4 heures à pied ou prendre un petit bus électrique puis monter sur le chemin de ronde de la muraille, pour l’emprunter quelques km, jusqu’à la ’sortie’. Une fois dessus, il ne vous reste plus qu’à respirer fort, ne pas se laisser impressionner par le chemin en serpent devant soi et y aller…
Dragon Boat Festival
Ni jinnian wang heli rengle duoshao mi?
Wait, did someone just ask me how much rice I threw in the river?
It must be because the Dragon Boat Festival is coming up later this month, on the 16th. Expect to see some intense dragon boats racing and, yes—people throwing rice in the river. Or at least that’s what you might have seen thousands of years ago. Today, we don’t do this—we make delicious zongzi (rice cakes). It’s all done in the name of the ancient scholar and statesmen Qu Yuan.
(source The World of Chinese Magazine)
Canyon
On vient y contempler la brèche du ciel entre les roches.
Cuandixia – ancien village dans la montagne
Après des mois de ville à l’horizon, voici notre premier périple à la campagne, dans les montagnes, à 90 km de Pékin, pour flaner à Cuandixia, un village de plus de 500 ans, où ont été préservées 70 des 600 maisons à cour rectangulaire, typiques du nord de la Chine. Une destination de week-end pour les Pékinois, qui viennent à la journée ou qui dorment chez l’habitant dans l’une des 70 maisons. Ce que nous avons fait aussi…
Entrée d’une des maisons, avec à droite, le poêle pour cuisiner.
Les maisons sont ouvertes vers l’intérieur, avec, en général, quatre bâtiments (ou plutôt chambres) disposés autour d’une cour rectangulaire à ciel ouvert où se passe la vie quotidienne, et fermées vis-à-vis du monde extérieur. La disposition des maisons est identique sur l’axe nord-sud mais leur taille et forme varient avec le relief, ce qui fait le charme du village. La chambre du nord, la plus importante, est habitée par les seniors de la famille, alors que celle du sud sert de pièce de vie ou d’étude. Les chambres latérales sont habitées par les enfants.
Les maisons de Cuandixia sont rustiques et simples mais ont des décorations fantastiques pour qui sait les découvrir, sous la poussière le plus souvent. Motifs floraux sculptés dans la pierre ou le bois, calligraphie et peintures.
Tout autour, dans les montagnes, des cultures en terrasse, aujourd’hui peu préservées. Le maïs était séché autour et entre les maisons …
Le village vu du temple bouddhiste juste au dessus…
Et vue de la montagne d’en face. Le village est assis dans un environnement favorable, à l’endroit que l’on dit jugé favorable du point de vue géomantique, des énergies, par son fondateur et patriarche Taoiste, Laozi. Encastré dans les montagnes, de par sa forme arrondie et ses axes de symétrie, c’est un exemple d’coexistence harmonieuse de l’occupation humaine et la nature.
Chez l’habitant, derrière cette histoire fantastique c’est très … exotique. Notre maison, notre chambre et notre petit déjeuner ! La chambre du nord :
Notre chambre :
Miam, pain de farine de riz étouffe chrétien avec omelette, chou frais avec une sorte de mayonnaise, soupe de riz à l’eau aux haricots rouges. Heureux avec nos sachets de café soluble et cakes du supermarché
magnolia
Magnifique cette venue du printemps, petit à petit, se laissant désirer. Nous avons pu profiter de la fraîcheur dans les “hutongs”, à Pékin. Les hutong, ou ruelles, du mongol ‘hot’=point d’eau, sont les anciens quartiers de Pékin, encore très étendus, malgré la destruction massive pour moderniser la ville. Ils sont devenus assez touristiques mais quel plaisir de marcher ou faire du vélo, dans les ruelles tranquilles…
Soldats en terre cuite
Ils sont tous différents, par le visage et l’habit. On dit qu’ils ont été façonnés à l’image de ceux qui les ont fabriqués. Le niveau de détail va des lignes de la main, aux rides, moustache, coiffure. Ils sont tous plus grands que la taille moyenne des chinois d’aujourd’hui. Ils avaient dans la main de vraies armes.
Bref l’empereur, il y a 2200 ans, voulait une vrai armée qui puisse faire peur, mais à qui ?
On les a trouvés en mille morceaux que les archéologues continuent à rassembler et assembler. Le toit en bois de l’habitation construite pour les abriter a pourri et s’est écroulé sous le poids de la terre qui les enterrait. Aujourd’hui les archéoloques ont du reconstituer 1000 soldats, officiers, généraux et attelages, en fouillant un peu plus de 10% de ce qu’on estime être la taille du tombeau.


