TEDA méconnaissable
Au fur et à mesure que les temps passe, les immeubles à TEDA et autour s’élèvent de façon imperceptible. Mais parfois, on se rend compte qu’on ne voir plus le soleil. Voilà pourquoi : Beijing pins the future on Tianjin Binhai New Area
Gens de par ici
Xiamen, île de Gulanyu – commerce de rue
Bonne année 2012 – les dragons arrivent
Chers amis,
Tout d’abord je m’excuse pour notre long silence mais les aventures virtuelles de notre service ADSL ont eu raison de notre ténacité. Après de nombreuses péripéties nous sommes enfin dotés d’une vraie ligne haut débit et sont finis les cauchemars de la petite roue qui tourne pendant des heures pour charger une photo ou même un texte ou pendant qu’on essaye d’appeler sur Skype…
Les aventures réelles ont continué entre temps comme vous vous y attendiez et on n’en prévoit pas moins pour l’année qui commence, tous ça avec une pointe très positive bien entendu. Nous aimons notre vie ici, en famille, avec nos amis de tous les pays, mais vous nous manquez aussi, vous -les amis- qui êtes si loin.
Après 2 ans nos conclusions pourraient être :
- ce pays est vraiment immense et on a encore énormément de choses à voir
- on se débrouille en chinois mais on devrait prendre 4 h/j tous les jours (j’y pense)
- aux antipodes on voit et on apprend plein de choses intéressantes qui pourraient s’appliquer chez nous, malgré ce qu’on peut croire
- ici il faut aimer le rouge, ou au moins s’y faire
- où sont passées ces deux années tout de même ?
On vous souhaite une bonne année et à très bientôt.
Les tombes des Empereurs Qing – Est de Pékin
Sur les chemins qui mènent à la Grande Muraille de Tianjin, pas loin, les tombeaux de la dernière dynastie d’empereurs. Sur la flanc de la colline, dans un espace immense, une dizaine de tombeaux, dentelle de pierre, brique et céramique. Pas grand monde dans les parages – ça fait déjà trois fois que j’y vais – les visiteurs sont rares. Cela fait du site un havre de paix, où on peut se reposer à l’ombre des cyprès. Quelques rares marchands de souvenirs, petits objets anciens.
Chaque tombeau est en lui même un ensemble architectural entouré de murs, avec plusieurs cours à traverser, qui reflète la personnalité de son occupant. Celui-ci, de son vivant, s’est chargé de le construire dans une variation de style propre, en respectant l’unité architecturale de l’ensemble.
Au plus loin, au plus profond de ces tombeaux sous un tumulus, gît une impératrice, un empereur. Cixi, la mère du dernier empereur. Une autre cour contient les tombes de 36 courtisanes.
Pour rejoindre chaque tombeau, une voie royale de quelques kilomètres bordée de statues d’éléphants, tortues et autres animaux. La voie est interrompue par des portes symboliques, elle continue sur des ponts en pierre blanche au dessus de bassins maintenant parfois à sec. Quelques locaux avec des mobylettes carrossées à 3 roues vous proposeront de vous amener au travers du site – si vous pouvez en supporter les cahots. A pied, c’est une belle promenade, même si vous n’aurez pas le temps ni le courage de visiter tous les tombeaux.
Un havre de paix et une magie de blancs et d’ocres, une de mes visites préférées.
Les maisons Hakka
Les Hans – chassés de leurs terres du nord lors des invasions des dynasties Tang et Song- arrivèrent dans le sud déjà bien peuplé. Avant de partirent ils pleurèrent sur la tombe de leurs ancêtres, y collectèrent les ossements et les emmenant avec eux dans des jarres en terre… Ils emmenèrent aussi leurs vêtements, assiettes, cochons et volailles.
En traversant le fleuve Jaune et le Yangzi, ils arrivèrent enfin à trouver une place tranquille, dans les montagnes du Sud-Ouest du Fujian. Ils se retirèrent dans ces vallées inhabitées et hostiles et y construisent des maisons fortifiées en utilisant les matériaux les plus faciles à trouver : la terre rouge mélangée avec les branches de bambou, sable, pierres etc. Ils furent nommés Hakka, où les gens venus d’ailleurs, les étrangers.
Les maisons villages
Chaque maison appartient à une famille et un clan et avait pour rôle de les protéger des animaux sauvages, bandits ou clans rivaux. Chaque maison a un nom qui tient compte de la généalogie de la famille ou tout simplement porte un nom d’ancêtre.
La plus ancienne fut construite il y a 1200 ans, en 769. La plupart ont été élevées entre 1661 et 1722.
La plupart sont circulaires et ont une seule porte d’entrée. Au rez de chaussée sont les cuisines qui n’ont pas de fenêtres sur l’extérieur, chacune ayant à l’intérieure un petit puits pour l’eau. Au premier étage, on y stocke la nourriture et les outils pour travailler la terre. Au deuxième, ce sont les chambres et ce sont celles ci qui sont les premières, en montant, à avoir des petites fenêtres en forme de fentes. Si le bâtiment est grand, il y a un temple carré, avec deux pièces à l’intérieur, au milieu. Il sert aussi pour les conseils de famille mais aussi d’école.
Fête des lanternes
Même dans notre milieu profondément urbanisé, on arrive à trouver, des îlots de tradition, que parfois même nos amis chinois d’ici ne connaissent pas.
Les festivités du nouvel an chinois se terminent par la fête des lanternes, occasion pour laquelle les rues sont envahies de lanternes rouges en papier. Dans un village à un demi-heure de TEDA, par un froid perçant, les traditions sont gardées avec des processions et spectacles de personnages traditionnels sur échasses. Le temple est rempli de gens qui invoquent les divinités pour une nouvelle année plus riche, autant matériellement que spirituellement, pour la famille ou la naissance d’un enfant. On y fait beaucoup de bruit, feux d’artifices et pétards, pour éloigner les mauvais esprits.
Dans d’autres lieux dans le village sont montrées, une fois par an, les divinités locales. Les chars les portant sortent en procession dans les rues, le lendemain.
incroyable
Depuis 2 mois, nous avons désormais près de chez nous un super aquarium! On était un peu méfiants en y allant, habitués aux activités de ‘province’. Ocean World de Tanggu nous a ravi avec ses bassins où on voit manchots, ours polaires, tunnel d’eau, spectacle de dressage de dauphins et phoques.
Après l’ouverture l’année dernière du Décathlon, cette année d’un nouveau mall digne de ce nom, on voit mieux se dessiner ce que va être la ville dans 10 ans, comme prévu dans les impressionnants plans de développement.
On attend que bientôt arrive jusqu’à chez nous le train à grande vitesse nous reliant en 3/4h à Beijing, la construction de la Sino-Singapour EcoCity où toutes les constructions utilisent les énergies renouvelables, etc…
Train
Non, ce n’est pas une photo d’un film de SF, c’est une photo prise dans le train Tianjin-Beijing. Un homme tranquillement assis devant son tableau de bord, nous mène à plus de 300 km/h.
Dans le train, même si ce n’est que pour une heure de trajet, des bouteilles d’eau sont mises à disposition des passagers, des hôtesses habillées en uniforme vendent des maquettes du train rapide chinois. Les sièges sont tous orientables dans la direction d’avancée du train,
La gare de Pékin où arrive notre train (celle du sud), est immense et bien organisée pour traiter les flux de passagers. Vérification aux rayons X des sacs (comme dans toutes les stations de métro, d’ailleurs). Le hall d’attente pour le départ est séparé de la sortie des voyageurs descendant du train, niveau -1. L’accès au quai du train n’est ouvert que 20 minutes avant le départ et la voie est indiquée sur le billet dès l’achat. La gare est connectée par une nouvelle ligne de métro au centre ville.
Les billets peuvent être achetés à des distributeurs, très facilement, ayant menu en chinois et anglais.
Tout ça, tenez vous bien, pour 80 Yuans en première classe, à peu près 8 Euros. Tous les spécialistes qui disent que les dotations du CRH chinois sont sommaires, je les engage à le prendre souvent …
Jardins
Puisque la nature est importante pour moi, une nouvelle page sur des photos de jardins…
le chinois pour tous
Je me rends compte que je n’ai pas beaucoup parlé de la partie qui nous semble à tous, étrangers, la plus difficile, l’apprentissage de la langue chinoise. Diamétralement opposée à tout ce que nous européens pouvons avoir comme référence.
Il n’y a pas une langue, mais 7 familles de dialectes, qui ont des points communs mais entre lesquels il y a plus de différences qu’entre l’anglais et l’allemand. Elles utilisent toutes la même écriture, unifiée depuis plus de 2000 ans, et qui s’écrit en caractères simplifiés depuis 1956. Tous, à l’école, apprennent le mandarin. Ainsi, les gens de Shanghai peuvent ne pas être compris par ceux de Pékin, mais peuvent toujours parler en mandarin ou écrire quelques caractères sur un bout de papier pour s’expliquer.
Le plus difficile pour un étranger reste l’apprentissage des 3000 à 5000 caractères du chinois courant, sans lesquels on ne pas même pas deviner la prononciation, comme on peut le faire lorsque il y a un alphabet. Pour quelqu’un de non initié qui arrive en Chine, pas moyen de lire une enseigne de magasin pour savoir ce qu’on y vend. On commence maintenant à trouver des transcriptions phonétiques (PinYin) sur les panneaux de circulation, noms des rues, etc. Mais, si vous voulez un GPS , il faut que le fond de carte et la recherche des adresses soit en PinYin, sinon il ne sera d’aucune aide, comme les milliers de modèles que l’on trouve ici à pas cher.
La grammaire du chinois est assez simple, pas de subjonctif compliqué, pas de conjugaison ni au futur ni au passé (mais la phrase vous permet de déduire de quel temps il s’agit). Il y a un peu de difficulté peut-être à appréhender les tons ou le changement de tonalité, qui dans la prononciation d’une ou plusieurs syllabes d’un mot entraîne un changement de sens de ce mot. Mais le contexte aide là aussi.
Mais bon, à part cette barrière à passer, si on s’y met, c’est comme tout, on finit par apprendre quelques mots, puis se débrouiller. Il suffit d’être obligé, comme les enfants … Je recommande avec chaleur, à tous ceux qui sont curieux, qui ont du temps, ou qui veulent peut-être un jour visiter la Chine, d’investir un peu d’effort ou, comme un jeu, de s’y mettre.
Vous trouverez plein de livres, méthodes, podcasts mais je recommande avec chaleur l’ouvrage d’une amie passionnée par la langue chinoise .
Après tout, l’avenir est ici et il vaut mieux s’y préparer, pour saisir des éventuelles opportunités ou ‘provoquer’ sa chance. Et le chinois, c’est comme l’anglais, ça sera toujours utile. Dommage que je m’en soit aperçue un peu tard… Je me rattrape comme je peux.






