Wuzhen, autre petite Venise de l’Orient

A la distillerie d’alcool de riz …

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A la fabrique de tissus …

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Autour de Shanghai

Après des journées à flâner dans l’étonnante ville, un peu trop moderne peut-être, nous avons ressenti le besoin de prendre l’air d’aller vers la campagne.

IMG_0367Shanghai, la plus grande de Chine, est une ville récente, qui a un peu plus de 100 ans et qui a pris de l’essor il y a à peu près 20 ans… A part sont Jardin Yu (16eme siècle), tout est moderne ou rénové. Un village de pécheurs devenu mégapole de 30 millions d’habitants, où le prix du m2 dépasse les 1500 Euros. Avec un calcul rapide, un ’shangaien’ qui gagne un salaire moyen pourrait se permettre, après 1 an, acheter 1 seul mètre carré …  Autant dire que toute l’économie ici enrichit l’industrie immobilière, et ceux qui en tirent profit, comme un peu partout en Chine. L’équilibre à trouver est un vrai challenge pour les autorités.

Dans les autres faits divers, pour limiter la croissance du trafic à Shanghai, les autorités n’autorisent que 8000 nouvelles licences (ou plaques d’immatriculation) par mois, la licence étant nécessaire pour pouvoir s’acheter une voiture. Vous imaginez à quel prix se revendent alors ces licences !

IMG_0285Nous voilà donc 3 jours sur la route à la recherche de la campagne, accompagnés d’un guide et un chauffeur – en Chine les voitures ne se louent qu’avec chauffeur. Une expérience inoubliable, au pas de course, pour découvrir quelques futures destinations à faire tout seul. Des sites touristiques extrêmement bien mis en valeur et bien organisés pour faire face à la foule de touristes chinois. Car le tourisme ‘domestique’ est une source très importante de revenus, les chinois aimant visiter et revisiter les endroits historiques de leur région. Qu’il s’agisse de villages d’eau, de temples et de jardins, week-end ou semaine, les groupes sont partout avec guide et microphone, à passer en vagues serrées, pour prendre des photos, s’amuser à jeter des pièces dans les fontaines ou en haut des statues, vénérer leur ancêtres. Autant dire que nous n’avons pas trop vu la campagne, mais nous sommes 100% dépaysés avec 100% repas chinois, y compris petit déjeuner, et bains de foule.

IMG_0121Zhouzhuang, la ville d’eau, surnommée la Venise de l’Extrême Orient, a plus de 900 ans d’une histoire riche. Elle a été redécouverte après être tombée dans l’oubli, en 1984, grâce à une peinture  de Chen Yifei, un célèbre peintre chinois qui aimait passer des heures dans le village oublié. La peinture exposée dans une galerie à New York, représentant les deux ponts jumeaux dont le reflet dans l’eau représente une clef, a finalement été achetée par Armand Hammer, propriétaire de la galerie et chairman de la ‘Western Petroleum Corporation’. Un mois plus tard, Hammer se rendit en visite en Chine et rencontrait Deng Xiaoping à Beijing, en lui offrant le tableau. Ce dernier demanda à ses proches d’enquêter sur l’endroit représenté dans le tableau, s’y rendit lui même et dès ce moment là le nom de Zhouzhuang devint un indispensable des itinéraires touristiques.

Il faut y flâner tranquillement, chaque coin et monument à visiter a une histoire qu’il faut se faire raconter. Le revers de son succès est le commerce poussé à l’extrême de souvenirs et de gourmandises, certains typiques du village. Le site se vide le soir et il faut bon y dormir dans les quelques chambres d’hôtes décorées à l’image des maisons de grandes et riches familles du coin. Le matin on a la chance de surprendre le calme et les scènes de la vie des habitants.

Une ville toute récente en pleine transformation

IMG_0313Bétonnières à Shanghai, côté Pudong, en attendant de rentrer sur le chantier. Toute la ville est en préparation pour l’ouverture de l’expo universelle début mai. Les habitants sont ennuyés mais comprennent ces travaux comme un mal nécessaire pour améliorer l’infrastructure de la ville, qui n’en sera que plus belle.

Shanghai

Ville lumière, ville immense, impossible de nous y retrouver, comparé à Beijing (Pékin). Arrivés ce matin par le train de nuit (couchette, au bonheur des filles), nous voilà téléportés dans un studio/loft dans un immeuble de 1930, avec vue sur le Bund. Mille lumières dans la nuit. Impossible de décoller de la fenêtre, tellement la vue est fascinante, au dessus de la rivière. C’est vraiment comme dans la photo…

Pour l’instant il pleut mais on attend le soleil pour cette semaine de vacances …

Shanghai

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China’s Internet obsession

Article très intéressant à lire, pour mieux comprendre la Chine d’aujourd’hui. Un rêve pour beaucoup de ‘marketeurs’  : avoir à travailler sur ce sujet…

Anniversaire

Nous y voilà, nous pourrions bientôt dire que ça fera 2 mois 1/2 depuis que l’on est là. On fêtera ‘notre’ anniversaire, celui du grand changement pour nous, pour notre famille et nos amis, en déballant nos affaires tant attendues mais qui ne nous ont pas tant manquées, finalement. A la réflexion, on peut vivre avec peu et on peut dire, expérience à l’appui, que l’on trouve tout ce qu’il nous faut ici, parfois un peu caché.

Je ne sais pas ce que diraient les grands penseurs du changement sur notre capacité à nous adapter mais pour nous le bilan est très positif. Nous commençons à comprendre quelques mots de chinois et à nous exprimer très sommairement, ce qui nous rassure pour continuer à découvrir ce monde nouveau. Les gens sont très agréables, toujours avenants et positivement surpris lorsque l’on essaye de leur parler en chinois.  Grâce à des amis, aux collègues et à la communauté d’étrangers, que je remercie, nous avons cerné notre ‘territoire’ pour aller au delà. On pratique les langues jadis apprises (anglais, espagnol) dans la tour de Babel de notre quartier. La baptême du long hiver froid nous fait mériter les picnics à venir, les voyages ‘découvertes’ et les visites prochaines des amis. On regarde nos enfants parler anglais avec leurs amis (et je me souviens avec nostalgie d’un certain voyage, il y a 20 ans, d’Est en Ouest). On fait les choses que l’on aime et on aime les nouvelles choses que l’on fait.

ça fait un bien fou de retourner aux choses essentielles. Que demander de plus ?

Hutong Pékin

Fête des lanternes

De retour en Chine … Ce soir c’était la Fête des Lanternes, important événement qui clôture les festivités du nouvel an chinois. Les traditions, mélange de bouddhisme et croyances locales, sont gardées sans aucun but touristique. Des divinités sont présentées pour les habitants dans des baldaquins extraordinaires, on y allume des lanternes rondes, faites de fin papier rouge, jadis de soie, suspendues aux enseignes des magasins.

A l’origine, la fête était dédiée aux astres et aux étoiles et se déroulait jusqu’au lever du jour suivant. ”Une cérémonie d’offrandes à l’unité suprême” s’y déroulait, les offrandes étant faites à l’univers, considéré comme l’unité suprême dans la cosmologie chinoise.
fete-lanternes-L-1Au 1° siècle, l’emprereur Ming des Han, qui contribua à la diffusion du bouddhisme en Chine, fit allumer des lanternes dans les temples pour honorer le Bouddha. Jadis, le spectacle des lanternes illuminées la nuit était l’occasion de promenades familiales ou sociales : chacun portant sa lanterne admirait les illuminations, tachant également de jouer aux devinettes de ce qui est écrit sur les lanternes; c’était de plus une soirée privilégiée pour les jeunes, qui n’étaient jadis autorisés à sortir que deux soirs par an, le jour de la fête des lanternes, et le jour de la fête des pures clartés.

Les légendes relatant l’origine de la fête font aussi état de la colère d’un dieu menaçant d’incendier la capitale le 15e jour du premier mois lunaire. Une

personne astucieuse aurait alors eu l’idée de faire sortir tous les habitants dans la rue ce soir-là avec des lanternes rouges, et d’en accrocher à toutes les portes, afin que le dieu, croyant la ville déjà en proie aux flammes, se retire. Dans la version la plus populaire, la menace divine est un canular monté par un conseiller impérial au grand cœur afin de permettre à une jeune servante du palais de sortir et de revoir sa famille pour un soir. Une autre histoire raconte que sous la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220), le bouddhisme s’est répandu largement en Chine. Après avoir appris que les moines avaient coutume le 15 du 1er mois lunaire de regarder les reliques du bouddha et d’allumer des lampes pour honorer les dieux, l’empereur a ordonné d’allumer aussi ce jour au soir des lanternes dans le palais impérial et les temples pour les honorer à son tour. Depuis lors, ce rite bouddhique est devenu progressivement une grandiose fête populaire en Chine.

fete-lanternes-L-10On a donc été voir ça au plus près, dans un village dont je ne sais vous dire le nom et que je n’ai vu que de nuit. En y allant, des deux côté de la route, la ligne d’horizon était ‘tachée’ de dizaines de feux d’artifices au loin. Chaque quartier, chaque

famille, hôtel, restaurant, peut tirer son peu d’artifices et ses pétards assourdissants – un bruit permanent, infernal, sur la ville, toute la nuit.

Dans le village, présentation de divinités que l’on ne montre qu’à cette occasion, feux d’artifices et percussions pour éloigner les démons, danses sur échasses symbolisant des luttes et racontant une histoire liée à la fête.

La nuit, sous la neige et le vent, par -2°C, nous étions devenus, surtout nos deux petites, des attractions à notre tour. Elle commençaient à se demander pourquoi tout le monde les regarde comme ça, en créant des attroupements !